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Le difficile rôle d'aidant familial.

Maladie de Parkinson et la difficulté d’être aidant jusqu’à l’épuisement parfois.

Il est important de prendre du temps pour soi afin de récupérer car être aidant demande une abnégation pas toujours facile. On ne reconnaît plus vraiment ce proche qui change et change aussi de caractère, pas forcément dans le bon sens. La patience, le dévouement, accepter que l’autre perd toute conscience de son comportement qui devient souvent irrespectueux et irresponsable envers l’aidant. Savoir apprendre à se taire parce que dire ne sert plus à rien dans certaines maladies type Alzheimer, Parkinson, corps de Lewi, où la tête du malade se dégrade tellement que de moins en moins de nouvelles informations s’impriment mais que de plus en plus les problèmes psy font surface. Les filtres foutent le camp et vous perdez de plus en plus la notion de celui que vous avez connu, aimé. L’aidant voit celui qui a été proche se transformer en étranger et se doit de rester solide car c’est sur lui que repose toutes les responsabilités quotidiennes. Peu de personnes sont en capacité de comprendre le rôle d’aidant tant qu’elles ne le vivent pas elles-mêmes. L’aidant se retrouve souvent seul à traverser tout ça avec son lot d’émotions et de sentiments contradictoires, telles que la culpabilité, l’envie que l’autre meurt puis par moment ce regain de tendresse, ainsi le rôle d’aidant se transforme en chemin initiatique parce qu’il vous transforme également. Ce sont des étapes émotionnelles à traverser régulièrement pour tenir, se solidifier, avancer et grandir. L’aidant doit apprendre lui à survivre et à ne pas se perdre dans ce chemin. Beaucoup de gens même les proches de l’aidant ont beaucoup de mal à se rendre compte de tout ce que traverse l’aidant familiale. Il est important que les aidants qui se sentent submergés puissent trouver quelqu’un vers qui se tourner et en capacité de comprendre toutes ces étapes par lesquelles ils traversent. Et si la situation est trop dur, savoir dire « stop » afin de se protéger et rester vivant . La société, le corps médical, ne prend pas en compte tous ces aidants qui pour certains évitent à leur proche de partir en EPHAD. On ne prend pas soins de ces aidants. Il n’y a pas que pour le malade pour qui la situation est dure. L’aidant aussi s’en trouve changé. Et il est essentiel que ce chemin se fasse en conscience pour mieux le vivre.

Parce que parler à quelqu’un qui écoute avec le cœur peut suffire à soulager.

Laëtitia Bernard


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